Les États-Unis annonceront une augmentation de l'approvisionnement en gaz naturel liquéfié de l'Union européenne

Pour réduire la dépendance énergétique de la Russie, Washington serait prêt à fournir quelque 15 milliards de mètres cubes de GNL aux pays alliés de l'Europe

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La presidenta de la Comisión
La presidenta de la Comisión Europea, Ursula von der Leyen, y el presidente de Estados Unidos, Joe Biden, en una imagen de archivo. EFE/EPA/OLIVIER HOSLET

Les États-Unis et l'Union européenne annonceront vendredi un accord pour envoyer du gaz naturel liquéfié (GNL) de Washington vers les pays européens, comme l'a déclaré jeudi la présidente de la Commission européenne Ursula Von der Leyen.

« Demain, avec le président Biden, nous présenterons un nouveau chapitre de notre partenariat énergétique. Il s'agit de gaz naturel liquéfié supplémentaire des Etats-Unis vers l'UE, en remplacement du gaz naturel russe que nous avons pour l'instant », a déclaré M. Von der Leyen à son arrivée au sommet que les dirigeants européens tiennent ce jeudi à Bruxelles et auquel Biden est invité. « C'est un pas en avant important », a-t-il dit.

Selon trois personnes au fait de la question, consultées par le journal britannique Financial Times, les États-Unis sont en train de finaliser leur plan visant à fournir à l'UE jusqu'à 15 milliards de mètres cubes supplémentaires de gaz naturel liquéfié d'ici la fin de 2022.

L'accord vise à aider l'UE à réduire sa dépendance au gaz naturel en provenance de Russie, alors que le bloc s'empresse de réduire les importations russes des deux tiers cette année. Les approvisionnements américains en GNL contribueraient à l'objectif, fixé par l'UE ce mois-ci, de remplacer 50 milliards de centimètres cubes de gaz actuellement fournis par la Russie par des approvisionnements alternatifs. En 2021, les États-Unis ont fourni à l'Europe 22 milliards de centimètres, selon les données de l'UE.

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Photo d'archive : L'usine de gaz naturel liquéfié (GNL) de National Grid sur Grain Island, dans le sud de l'Angleterre, en 2013 (Reuters/Paul Hackett)

Von der Leyen est arrivé jeudi au siège du Conseil européen après avoir participé au sommet du G7, où les pays les plus industrialisés du monde ont décidé de restreindre les ventes d'or de la Russie et de réduire leur dépendance énergétique à l'égard de Moscou.

Le président de l'exécutif communautaire a également déclaré que l'énergie serait « une question importante lors du sommet européen » et a déclaré que « l'objectif principal » est l'achat conjoint de gaz afin de gagner en influence avec « la puissance du marché européen », ainsi que le stockage conjoint de cette source d'énergie.

Les dirigeants européens étudient différentes manières de réduire les prix de l'énergie. Précisément mercredi, la Commission européenne a présenté cinq options pour atteindre cet objectif, allant du plafonnement des prix du gaz sur le marché de gros, à la compensation des coûts de production des entreprises qui produisent de l'électricité à partir de combustibles fossiles, à la redirection des « profits perdus du ciel » vers les consommateurs ou à la création d'un agrégateur qui garantit un prix bas pour les consommateurs vulnérables.

Bruxelles a également présenté une proposition législative visant à obliger les États membres à remplir leurs réserves de gaz à au moins 80 % d'ici l'hiver prochain et un mécanisme permettant de retirer le contrôle des dépôts de sociétés de pays tiers, telles que la société russe Gazprom, si leur comportement menace la sécurité d'approvisionnement.

Le document sur l'énergie présenté par la Commission est le troisième des cinq derniers mois, dans lequel l'exécutif, sous la pression de pays tels que l'Espagne, la Grèce, la Roumanie, la France, l'Italie ou la Belgique, s'est progressivement ouvert à une intervention sur le marché, ce qui était impensable à Bruxelles il y a six mois et qui est toujours pas apprécié par l'Allemagne ou les Countries Basses.

Avec des informations d'EFE

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