Le principal suspect dans la mort du joueur de rugby argentin Aramburu arrêté en Hongrie

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Le principal suspect de la mort samedi à Paris de l'ancien joueur de rugby argentin Federico Martín Aramburu a été arrêté en Hongrie, ont indiqué mercredi à l'AFP des sources proches de l'enquête.

Le détenu, Loïk Le Priol, un homme de 27 ans, ancien militaire et membre d'un mouvement d'extrême droite appelé GUD, est soupçonné d'avoir tiré sur l'ancien international argentin, qui a perdu la vie sur les lieux.

L'arrestation a eu lieu dans la nuit de mardi à mercredi en Hongrie, à la frontière avec l'Ukraine, a indiqué à l'AFP une source proche de l'affaire.

Un autre militant d'extrême droite, qui aurait également tiré sur l'ancien joueur, est toujours porté disparu.

Mardi, la justice française a ordonné la détention préventive d'une jeune femme de 24 ans, soupçonnée d'avoir conduit la voiture de Le Priol au moment de l'attentat, et l'a accusée de « complicité dans le meurtre ».

Les deux hommes auraient abattu l'ancien joueur des Pumas âgé de 42 ans après une altercation au bar Le Mabillon, dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés, dans le centre de Paris, ont expliqué des sources policières à l'AFP.

Les gardiens locaux ont séparé les deux groupes pendant la dispute, mais les suspects « sont revenus peu de temps après avec un véhicule et ont tiré », selon une source policière.

L'athlète est décédé sur les lieux, où « plusieurs coups de feu » ont été retrouvés par balles, a ajouté une source proche de l'enquête.

- Nomination au tribunal en juin -

Loïk Le Priol, connu pour sa radicalité et sa violence, appartient à des mouvements d'extrême droite et devait comparaître devant le tribunal en juin pour « violences aggravées » contre un membre du GUD.

Federico Martín Aramburu a joué comme « aile » ou centre dans plusieurs clubs de rugby français : Biarritz (2004-2006), Perpignan (2006-2008) ou Dax (2008-2010). Il a également été un international argentin à 22 reprises.

Précisément, le joueur a participé en tant que partant au match pour la troisième place et a marqué un « essai » lors de la victoire argentine contre la France (34-17).

Depuis qu'il a mis fin à sa carrière sportive, il a vécu à Biarritz, dans le sud-ouest de la France, et a travaillé dans une entreprise du secteur du tourisme.

Sa mort a choqué le monde du rugby. Par l'intermédiaire de l'avocat Yann Le Bras, ses proches ont appelé pour laisser la police travailler tranquillement.

« Ce crime odieux et sa mort laissent » sa famille et ses amis, « et tout le monde du rugby abasourdi dans une douleur indescriptible », selon un communiqué transmis à l'AFP.

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