Le Parlement russe va enquêter sur les laboratoires biologiques américains en Ukraine

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Moscou, le 23 mars Le Parlement russe a annoncé aujourd'hui la création d'une commission d'enquête sur le lancement par les États-Unis de prétendus laboratoires d'armes biologiques en Ukraine, ce que Washington et Kiev ont déjà qualifié de faux. La commission, qui sera composée d'une trentaine de membres des deux chambres du Parlement, de la Douma et du Sénat, sera dirigée par deux représentants du parti du Kremlin, Russie unie. Selon la Russie, son armée aurait détecté des traces de suppression de preuves de l'existence d'un programme militaro-biologique financé par les États-Unis sur le territoire ukrainien. Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a demandé aujourd'hui aux États-Unis des explications sur l'intérêt manifesté par les anciens laboratoires biologiques soviétiques. Plus précisément, selon le ministre, Washington avait également l'intention de moderniser les installations soviétiques sur le territoire du Kazakhstan. Il y a deux semaines, l'ONU a nié avoir connaissance de l'existence en Ukraine de programmes illégaux d'armes chimiques et biologiques. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) n'a pas non plus connaissance d'une quelconque activité de la part de Kiev « qui serait incompatible avec ses obligations en vertu des traités internationaux, y compris sur les armes chimiques ou biologiques ». La Russie a également dénoncé le fait que l'Ukraine conservait le potentiel technique de création d'armes nucléaires, une capacité qui serait supérieure à celle de l'Iran ou de la Corée du Nord. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a accusé aujourd'hui Moscou d'avoir utilisé la centrale nucléaire de Tchernobyl « comme champ de bataille » et a mis en garde contre la possibilité que l'armée russe ait recours à des armes chimiques. CHEF mos/jgb