
Le mercredi 6 avril, le ministre de la Défense, Diego Molano, a ratifié la légitimité de l'opération militaire contestée dans la zone rurale de la municipalité de Puerto Leguizamo, Putumayo, au cours de laquelle 11 membres présumés des dissidents des guérilleros démobilisés des FARC ont été tués et quatre autres ont été capturés par le les forces publiques.
Cette opération militaire, menée le 28 mars par l'armée, la marine et l'armée de l'air dans le village d'Alto Remanso, a été décrite par les organisations sociales et les habitants du secteur comme un cas de « faux positifs » au motif qu'un groupe de civils qui auraient été tués, dont un mineur, un président d'un un comité d'action communautaire et un dirigeant autochtone, a également été démenti par le Bureau du Procureur quant aux personnes arrêtées.
L'organisme de recherche a publié mardi une déclaration confirmant le « rapport de la découverte de 11 cadavres, de trois blessés emmenés à la clinique de Puerto Asís et d'un mineur remis à l'Institut colombien du bien-être familial (ICBF) », qui coïnciderait, en partie, avec le annonce faite par l'armée, le président Iván Duque et le ministre Molano.
Toutefois, dans le document, le bureau du procureur précise que « la composante militaire en charge de l'activité connue n'a signalé aucune capture ni fourni les documents à l'appui d'une telle procédure », précisant que l'organe d'enquête n'a pas mis de personnes à la disposition d'un juge chargé du contrôle des garanties, niant ainsi la version officielle.
Cette déclaration du parquet réfuterait les déclarations faites par le premier président et le chef du portefeuille de la Défense quelques heures après la réalisation de l'opération militaire au cours de laquelle ils avaient assuré que quatre membres présumés de dissidents des FARC avaient été capturés par les forces de sécurité.
Cette version officielle avait également été remise en question par le chercheur principal de la division Amériques de Human Rights Watch (HRW), Juan Pappier, qui a souligné que le ministre Molano devait une « explication aux Colombiens et des excuses aux personnes qu'il a injustement qualifiées de « criminels » ».
Enfin, le parquet a confirmé qu'il continuerait à mener à bien le travail d'enquête dans le but de clarifier ce qui s'est passé au milieu de cette opération et de déterminer les responsabilités impliquées, au milieu de cette grave nouvelle dénonçant le meurtre de civils, comme a pu le confirmer Bureau de l'Ombudsman.
« Le bureau du procureur général de la nation, Francisco Barbosa, a mis en place une équipe de procureurs et d'enquêteurs de la Direction spéciale contre les violations des droits de l'homme, de l'Unité spéciale d'enquête et de la Branche de Putumayo. Ce groupe a mené diverses activités d'enquête et judiciaires telles que l'inspection technique du cadavre, le traitement de la scène, des entretiens, entre autres », a conclu l'organe d'enquête.
Parmi les victimes que le bureau du Médiateur a pu confirmer figurent un adolescent de 16 ans, le président du comité d'action communautaire Davier Hernández Rojas, son épouse et le leader indigène Pablo Panduro Cochinque.
CONTINUEZ À LIRE :
Más Noticias
Precio del dólar en Chile: dólar cierra al alza este lunes 23 de febrero de 2026
La evolución del tipo de cambio en las próximas jornadas dependerá en gran medida de los acontecimientos internacionales

Una mujer en México se tiró al piso cuando narcos quemaban y disparaban en Jalisco: momento es captado en video
El hecho ocurrió durante una jornada marcada por la violencia tras la muerte de Nemesio Oseguera Cervantes, alias “El Mencho”

Estados Unidos atacó otra lancha narco en el Caribe: tres muertos
El Ejército dijo que la embarcación “participaba en operaciones de narcotráfico”

Las mejores series de Netflix Uruguay para ver hoy mismo
Con estas historias, Netflix busca mantenerse en el gusto de los usuarios

Dólar: cotización de cierre hoy 23 de febrero en República Dominicana
Se registró una baja en los valores del dólar con respecto a la jornada anterior
