
Pour y faire face, une alliance sans précédent et très disparate de six partis a été formée, déterminée à renverser le dirigeant « autoritaire » de 58 ans.
Accusé par la Commission européenne de multiples attaques contre l'État de droit, Orban a réduit au silence la justice et les médias pendant trois mandats consécutifs, tout en promouvant une vision ultra-conservatrice de la société.
Vêtu de noir et avec un visage sérieux, Orban a voté avec sa femme Aniko Levai tôt le matin dans une école de la banlieue de Budapest, et a promis une « grande victoire ».
« C'est une élection juste et juste », a-t-il dit, rejetant les accusations de fraude lors d'élections qui pour la première fois sont surveillées par plus de 200 observateurs internationaux. Chaque partie a également déployé de nombreux volontaires.
Le chef de l'opposition, Peter Marki-Zay, 49 ans, a voté avec ses sept enfants après avoir assisté à la messe dans sa ville natale de Hodmezovasarhely (sud-est).
Marki-Zay, surnommé MZP, a dénoncé les « conditions injustes et impossibles » visant à permettre à son rival de « rester au pouvoir pour toujours », citant par exemple qu'il a à peine eu droit à cinq minutes à la télévision publique, qui comme d'autres médias officiels a plié à Orban.
À la mi-temps (11H00 GMT), le taux de participation s'élevait à 40 %, légèrement inférieur à celui de la mobilisation record des élections de 2018.

« Ils ont ruiné le pays »
Parmi les partisans du Fidesz, le parti au pouvoir, Zsuzsa Alanyi, décoratrice de 44 ans et mère de quatre enfants, a souligné les « réductions d'impôts » et « l'aide » aux familles.
Au contraire, pour Agnes Kunyik, 56 ans, Orban et son parti « ont ruiné notre pays, l'ont détruit ». « Nous voulons rester en Europe, nous voulons un Etat démocratique avec des dirigeants rationnels », a-t-il dit à l'AFP.
L'élection ne sera pas définie dans la capitale Budapest, où la victoire de l'opposition semble garantie, mais dans quelque 20 à 30 circonscriptions indécises, sur les 199 sièges du Parlement.
Le MZP a parcouru ces territoires ces dernières semaines pour écouter leurs concitoyens, prendre des selfies et signer des autographes, dans l'espoir de vaincre la « propagande » du gouvernement.
Au contraire, « Viktor Orban était invisible ou presque sur le terrain », souligne Andras Pulai, de l'institut public de sondage Publicus voisin de l'opposition. « Il a essentiellement participé à des événements réservés à ses plus fidèles partisans », a déclaré M. Pulai à l'AFP.
Le dernier sondage Publicus montre que les deux forces sont égales, tandis que d'autres sondeurs donnent un léger avantage au Fidesz.
En raison du système électoral, l'opposition devrait « gagner avec 3 ou 4 points » pour obtenir la majorité au Parlement, selon Pulai. « Il est très difficile de prédire le résultat du dénombrement. Tout peut arriver », estime cet expert.
Surtout que le conflit en Ukraine voisine a brutalement changé la situation. « La guerre a éclaté et la guerre a tout changé », a résumé Orban vendredi lors de son seul rassemblement de campagne. « La paix contre la guerre », l'équation est simple à comprendre.
D'une part, un gouvernement qui refuse de remettre les armes à l'Ukraine et de voter des sanctions qui priveraient la Hongrie de précieux pétrole et gaz russes. De l'autre, une opposition qui serait belliqueuse.
Malgré l'insistance avec ce discours, la proximité cultivée depuis 2010 avec « l'agresseur » Vladimir Poutine pourrait se retourner contre lui, souligne Pulai.
Outre l'élection des députés, les Hongrois sont appelés à répondre à quatre questions liées à la récente loi anti-LGBT+, qui interdit de parler de « changement de sexe et d'homosexualité » à 18 ans au moins.
Les bureaux de vote ont ouvert à 6 h 00 (4 h 00 GMT) et ferment à 19 h. Mais les résultats ne seraient connus qu'à minuit, a indiqué samedi le porte-parole du gouvernement.
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