Luis Miguel Pascual Paris, 25 mars Kylian Mbappé arrive à bord d'une Volkswagen pour le rassemblement de l'équipe nationale de France, dans le pittoresque château de Clairefontaine. Dès qu'il franchit les murs, il s'habille de l' « uniforme » officiel, qui met en valeur les logos Orange et EDF. Jusqu'à présent, aucun problème. Le conflit survient lorsque le joueur doit prêter son image à d'autres marques, dont il n'est pas d'accord avec les valeurs : Coca Cola, KFC ou Belin représentent un fast-food qui contraste avec la campagne que l'attaquant mène avec son association Inspired by KM pour promouvoir une alimentation équilibrée chez les adolescents. Selon lui, BetClic, bookmaker internet, cause des problèmes majeurs chez les jeunes des quartiers les plus modestes du pays, comme sa ville natale de Bondy, ville dortoir en périphérie de Paris. Coca Cola, KFC, Belin et BetClic sont des sponsors de deuxième ligne de l'équipe nationale française, ce qui leur donne le droit d'avoir l'image des joueurs appelés par Didier Deschamps. Mais Mbappé, qui a déjà montré qu'il portait une attention particulière à son image, refuse d'y aller. Certaines de ces marques ont frappé à la porte de Mbappé avec d'importants chèques, d'une valeur de plus de 6 millions d'euros, mais elles ont été rejetées par le joueur de football. La solution ? Pour avoir leur image à travers l'équipe nationale, avec laquelle ils ont signé des contrats de 1,5 million d'euros qui leur ont permis de compter sur le footballeur parisien. Pour éviter ce raccourci, Mbappé demande, en vain, depuis des mois de pouvoir participer à l'élection des sponsors. Face au silence de la Fédération française de football (FFF), la corde a dû être resserrée et cette semaine, la star nationale a refusé de participer à des actions avec l'une de ces marques. L'interdiction du joueur a provoqué un énorme mécontentement chez certains sponsors, qui ont investi des sommes importantes dans ces contrats. C'est le cas d'Orange, l'opérateur de télécommunications qui n'est pas un problème pour Mbappé, mais qui a payé la vaisselle cassée. L'avocate du joueur, Delphine Verheyden, met en garde contre ce mécontentement depuis des mois. Pour elle, la convention que le footballeur a signée en mars 2017, lors de son premier appel avec l'équipe nationale, est du papier mouillé. Comme le reste des internationaux, Mbappé a signé ce texte, créé après la Coupe du monde 2010, pour lequel chaque footballeur reçoit 25 000 euros par match avec les « bleus ». En échange, la FFF peut vendre son image aux sponsors. L'accord avec eux prévoit que chaque marque peut utiliser trois joueurs, avec l'idée qu'elle est alternée. Cependant, le nom de Mbappé est presque toujours inclus dans ses demandes, tout comme celles d'Antoine Griezmann et Paul Pogba. Ce sont des visages qui se vendent. Celui avec les Parisiens, de plus en plus chaque jour. OPÉRATIONS CARITATIVES Le joueur, par l'intermédiaire de ses représentants, souligne qu'il ne veut plus d'argent. Tout ce qui est empoché par la Fédération est donné à des associations caritatives. Pour Mbappé, le problème est que son image est associée à des marques dont il n'est pas satisfait. Une politique que vous appliquez à votre propre entreprise, dans laquelle, contrairement aux autres joueurs qui multiplient les parrainages, vous les vendez sur un compte de dépôt. De cette manière, le joueur, qui a des accords avec Nike, la marque de montres Hublot ou le développeur de jeux vidéo EA Sports, évite de dévaluer son image et décroche des contrats plus lucratifs. Et, en même temps, il cherche à s'assurer que les sponsors correspondent à leur mode de vie, disent leurs représentants. « Je passe le plus clair de mon temps à filtrer les demandes des sponsors (...) pour trouver celles qui sont inhabituelles mais chères », confiait son avocat à L'Équipe il y a quelques mois. Le footballeur a accepté de soutenir la marque alimentaire pour enfants Good Goût ou la marque japonaise de produits de beauté pour hommes Bulk. Mais cette collaboration n'a duré que quelques mois. Le contrôle de son image semble également être un argument qui pèsera sur la signature de son futur contrat. Lorsqu'il signe un accord de cinq ans avec le PSG en 2017, il donne son image au club. Au fil du temps, à mesure que sa stature de star a grandi, il a pris du poids dans le choix des sponsors du PSG avec lesquels il veut s'associer. Qu'il renouvelle ou signe pour un autre club, Mbappé exige que, désormais, son image soit la sienne, chose que seules les grandes stars, comme l'Argentin Lionel Messi, peuvent se permettre. Tout le monde à Paris l'a compris et lui permettre de conserver ses droits à l'image ne sera pas un obstacle s'il veut enfin poursuivre son aventure sur les bords de Seine. CHEF LMPG/RCF/OG
Más Noticias
El futuro de Pablo Repetto en Santa Fe quedó en la cuerda floja: “El juego ya genera preocupación”
A tres semanas del debut en la Copa Libertadores, el cuadro Cardenal realiza una pésima campaña en la Liga BetPlay y el entrenador es el primer señalado

Plan B: Alito Moreno acusa retroceso histórico grave tras eliminación del principio de paridad
Este criterio garantiza que los puestos de poder tengan una representación equilibrada entre mujeres y hombres

Nueva medida del Gobierno Petro permitirá pagar menos por bienes que los contribuyentes no hayan declarado a la Dian
La norma abrirá una alternativa para quienes tienen dinero, inversiones u otros patrimonios omitidos, ofreciendo herramientas nuevas para mejorar la situación ante la entidad

CCH Oriente de la UNAM: por qué no habrá clases presenciales el 18 de marzo
El plantel de bachillerato había sido tomado por estudiantes

¿Cuándo es Semana Santa 2026 en Perú?: Conoce cuándo inicia, termina y qué días son feriados
La Semana Santa no es solo un feriado largo: es un tiempo para la reflexión, la fe y la unión familiar. Durante estos días, los peruanos combinan tradiciones religiosas, turismo interno y encuentros culturales
