Moscou, 25 mars Les actions de la principale compagnie aérienne russe Aeroflot ont chuté de 18,24% à 25,10 roubles aujourd'hui à la Bourse de Moscou, un prix jamais vu depuis début 2009, selon l'indice historique MOEX, en raison des sanctions occidentales. Au deuxième jour de négociation au MOEX depuis la réouverture de la Bourse pour un nombre limité de titres (33, le plus liquide selon la Banque centrale russe), le parquet a clôturé en négatif, enregistrant une baisse de 3,66% après quatre heures de négociation. Un jour plus tôt, il clôturait toujours avec une hausse de 4,4 %. Aeroflot a été une fois de plus l'entreprise qui a enregistré la plus forte baisse de la journée, tout comme la précédente, lorsqu'elle a quitté 16,44 %. Avec une baisse de 18,24% vendredi et un cours de l'action de 25,10 roubles, Aeroflot a enregistré le deuxième pire record pour ses titres depuis le début de 2009, lorsque le cours s'élevait à 23,28 selon la base de données MOEX. Le porte-drapeau russe tombe sur le parquet après la récente démission du PDG, Mikhail Poluboyarinov, pour lequel aucun successeur n'a été annoncé pour le moment. En outre, les actions d'Aeroflot diminuent dans le contexte de la fermeture de l'espace aérien de plus de trente pays pour les avions exploités par des transporteurs russes ou immatriculés en Russie. La Russie possédait également 1 367 avions, dont 78 étaient détenus à l'étranger. Le gouvernement a maintenant reçu des bailleurs occidentaux la demande de restitution de plus de 500 avions d'une valeur résiduelle de 20 milliards de dollars (18 218 millions d'euros). La chute n'a pas non plus pu être stoppée par l'annonce ce vendredi que la compagnie aérienne commencera à exploiter des vols internationaux directs depuis la ville thermale de Sotchi, en mer Noire, en avril, vers l'Égypte, Israël, le Kazakhstan, la Turquie, l'Ouzbékistan et l'Arménie. Le deuxième grand perdant de la journée a été Gazprom (une baisse de 12,91 %), après que le président russe Vladimir Poutine ait exigé que l'Europe paie le gaz russe en roubles et que l'incertitude créée autour de la capacité des gazistes à renégocier des contrats avec des clients européens réticents. Gazprom est suivie par la société sidérurgique Severstal (9,34 pour cent à gauche), dont le président, Alexei Mordashov, est sanctionné. Parmi les gagnants de la journée figurent la société chimique PhosAgro (9,46 %) et le plus grand producteur indépendant de gaz naturel du pays, Novatek (4,2 %). CHEF mos/fp