Paris, le 17 mars L'Agence spatiale européenne (ESA) a annoncé jeudi la suspension du lancement de la mission Exomars, qui vise à trouver des preuves biologiques ou géologiques de la vie sur Mars, car elle ne pourra pas travailler avec l'agence russe Roscosmos pour travailler ensemble sur ce projet. L'ESA, qui a affirmé être « pleinement » compatible avec les sanctions imposées par ses États membres après le début de l'invasion de la Russie par l'Ukraine, a déclaré qu'elle évaluerait les options que les rovers (véhicules d'exploration) pourraient utiliser pour mener à bien sa mission, qui a été lancée en septembre. Josef Aschbacher, PDG de l'organisation, a ajouté sur Twitter que la décision de démissionner était « difficile mais nécessaire ». Mercredi et jeudi, le Conseil de l'ESA à Paris a déclaré que « étant donné l'impossibilité de poursuivre la coopération avec Roscosmos sur la mission ExoMars », il a demandé au secrétaire général de « prendre les mesures appropriées pour suspendre les activités de coopération en conséquence », a déclaré l'agence russe. ExoMars comportait deux missions : La première a été lancée en 2016 et consistait en un satellite et un module d'entrée, de descente et d'atterrissage Schiaparelli pour étudier les gaz à l'état de traces dans l'atmosphère martienne (TGO), qui sont entrés accidentellement en collision avec la surface de la planète la même année et ont ouvert le parachute devant. Avec Rosalind Franklin Rover, le second a été reporté initialement de 2018 à 2020, puis à 2022. Cela est dû à la détérioration de la situation épidémiologique en Europe, qui a empêché les médecins spécialistes d'effectuer tous les tests nécessaires. Ce dernier a été utilisé pour collecter et étudier des échantillons du sol de Mars grâce à des dispositifs sophistiqués. Il était prévu d'atterrir dans la région d'Oxia Planum, située au nord de l'équateur de la planète avec des sédiments épais et argileux. Selon l'ESA, cela pourrait correspondre à des lagunes marines ou à des sédiments. L'agence européenne a rappelé jeudi que la décision de Roscosmos de retirer du personnel du Centre spatial européen en Guyane française a suspendu toutes les missions pour le lancement de la fusée russe Soyouz. Aschbacher a déjà commencé à analyser d'éventuels lanceurs alternatifs, a ajouté l'ESA. Une réunion du Comité spécial sera donc convoquée dans les prochaines semaines pour présenter des propositions concrètes aux États Membres. L'agence a souligné que le programme de la Station spatiale internationale (ISS) se poursuit et que son objectif principal est d'assurer la sécurité des opérations. L'ISS est soutenu par l'ESA, Roscomos, la United States Space Agency (NASA), la JAXA au Japon et l'ASC au Canada. Mgr/ATC/icône